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SaintéLyon 🌖

 « On court tous pour quelque chose ou pour quelqu’un » 

J’avais hâte de prendre le départ de cette course, pourtant je pars sur une mauvaise dynamique de course dès le début. La frustration d’être partie dans un Sas éloigné, les « bouchons » à pas mal d’endroits, et un mal de ventre crescendo.
Je n’arrive pas à me mettre dans ma course, j’attends avec impatience Sainte Catherine (km30) où je sais que je reprendrai un peu de peps en retrouvant Cyril.

Entre Saint Christo (km20) et jusqu’à la descente du Signal de Saint André (km45), je ne compte plus le nombre de chutes assez impressionnantes sur le verglas, là haut, c’est une patinoire😅

Merci aux compagnons bienveillants qui m’auront rattrapée à bien des reprises 🙏

Anecdote: un bout de descente du Signal sur les fesses, c’était bien plus pratique 🤷‍♀️😅

Et puis, à Saint Genoux (48eme), le lever du jour que j’appréhendais tant m’a finalement sauvée.
Je n’ai réussi à avaler qu’un gel depuis Ste Catherine, il va falloir bien gérer la suite, mais le soulagement de voir Lyon fait que je me remobilise!


Depuis le départ, mon corps portait mon mental. Retournement de situation: le mental vient enfin et portera à son tour mon corps, jusqu’à la fin. Je ne remercierai jamais assez mon corps et ma tête d’avoir su collaborer enfin!

A partir de Soucieu (km60), les flasques dégèlent, je réussi à manger et j’ai chaud (merci les pâtes de fruits, le chocolat et la gentille bénévole qui m’a proposé du sirop de menthe dans ma St Yorre en refermant ma flasque « pour pas que ça me mouille les mains » 🙏).
C’est sûrement ce qui a contribué à garder le peu d’énergie qu’il me restait pour courir.

A Chaponost (km65) mes genoux ne tiennent plus face aux descentes, mon adducteur bloque ma jambe gauche, mon corps entier souffre, mais je me dois de continuer à courir.
Petit rythme à pas certain. Grand rêve arrive petit à petit.
Ces 15 derniers km ont clairement été les plus longs que j’ai connu.
En passant l’Aqueduc de Beaunant, je sais qu’il me reste 6km, l’émotion arrive toute seule.

En voyant le Musée des Confluences puis en passant le pont Raymond Barre, elle m’envahie.. et en arrivant à la halle, difficile de la retenir, elle s’échappe.

Je franchis l’arche, avec une sensation d’accomplissement extrême, c’est la fin d’une bataille inexplicable.
On m’avait prévenue, La SaintéLyon, il faut la vivre pour comprendre.

Et parce qu’encore une fois dans cette aventure, je n’étais pas seule: ON l’a fait. J’ai eu un assistant du tonnerre, qui a accepté de se transformer en surgelé picard toute la nuit, et qui a veillé à ce que tout se passe bien pour moi. Sans lui, moralement, ça aurait été très compliqué.💙

Dans cette course, où je suis allée au bout de moi même, j’ai poussé mon corps quand il hurlait de douleur, j’ai tenté de redresser mon mental lorsqu’il flanchait le plus. Et je me suis rendue compte à quel point cette année m’avais fragilisée sur ce dernier point.

J’ai détesté autant que j’ai aimé cette SaintéLyon, dans la beauté de sa difficulté, dans la douleur, le dépassement mais aussi dans l’apaisement et l’émotion.
Ce contraste m’a permis de retrouver des sensations que j’avais égarées, des morceaux de vie que j’avais perdus, des fragments d’âmes que je m’étais laissée arracher.
Je suis venue pour me retrouver, me prouver que j’étais encore là, que j’étais capable.
Dimanche 3 décembre, à travers la nuit et au lever du jour, j’ai trouvé des affirmations à bien des doutes que j’avais en moi.

Et comme on apprend de ses erreurs, je me souviendrai que:

1️⃣ Faire la queue assez tôt dans le Sas de départ est nécessaire, sinon on se retrouve dans une vague qui n’est pas la sienne, ça bouchonne, et on ne peux pas trop courir. Et ça… c’est pas bon pour le moral.

2️⃣ On oublie plus jamais l’alu pour les flasques sinon ça gèle.

3️⃣ Réchauffer l’eau dans sa bouche ça sauve (merci casquette verte pour le tips)

Enfin, parce que « on court tous pour quelque chose ou pour quelqu’un » je cours aussi pour ceux qui ne sont plus là, et après l’IronMan de Nice, j’attribue une deuxième étoile à cette course.⭐

Merci à tous pour votre soutien incroyable. Merci et à tous les gens et les bénévoles sur le parcours, toute la nuit, toute la matinée.

Après cette première SaintéLyon pour premier ultra distance, mon coeur est réchauffé, mon âme est apaisée. (Et mes jambes sont en papier 😂)


Départ 00h40 à Saint Etienne- arrivée 13h26 à Lyon – 12h50 de SaintéLyon ✨

Est ce que je reviendrai ?

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Triathlon L d’Embrun

Triathlon L d’Embrun – Mes premiers pas à Embrun

J+7 – J’ai été là chercher celle là! 🏅

J’appréhendais un peu mon retour sur le long, cette course avait son importance pour la suite.

Triathlon L d’Embrun – 2 Juillet 2023

🏊‍♂️Natation: 2000m
Je sors 9eme de l’eau en 33:59, on s’éloigne enfin des standards 2022 (pour ceux qui ont la ref😅) mais pour autant il y a encore du travail, et heureusement!

🚵‍♀️Vélo: 92km 1600D+

J’ai adoré! Un parcours incroyable comme je les aime: où ça envoie sur le plat, où ça fuse dans les descentes, ce qui m’a permis de m’exprimer un peu.
Enrichi de quelques passages avec, bien évidement, le cœur dans la boîte à gants dès la première côte à 10%😅 mais où j’ai pu voir mes progrès dans le D+ en gagnant quelques précieuses secondes.

🏃‍♀️ 21km

J’ai fini sur un semi complètement au mental.
Un côté de moi s’avoue déçu, mais au fond de moi, pas tant que ça. En fait, c’était prévisible et je savais que ça se passerai comme ça vu ma forme à pied, donc pas de regrets.

Triathlon L d’Embrun – 2 Juillet 2023

Au final, je ressors de cette course en sachant ce que je dois faire, avec des idées en tête et surtout une immense détermination à progresser.

Je suis loin d’avoir dit mon dernier mot et je reviendrai à Embrun, dans d’autres dispositions 👀

Les derniers mois étaient loin d’être les plus faciles mentalement, sportivement.. Quand ça veut pas.. Mais d’aussi loin que je me souvienne, ce que j’ai toujours su faire de mieux, c’est de m’accrocher.

On dit que « le vent tourne », je pense surtout qu’on tourne autour du vent. Sa présence impacte nos choix, son sens, un peu imprévisible, influence notre comportement: on ne sait pas si on l’aura de face, de côté ou de dos, mais ce qui compte c’est d’être prêt à l’affronter, avec les meilleurs outils que l’on a en sa possession, les meilleurs équipiers, les meilleures cartes que l’on ai dans son jeu, le meilleur état d’esprit que l’on puisse tenir.

Alors maintenant à moi de m’accrocher à ce nouveau navire sur lequel je prends le départ 🚤

Peu importe le sens du vent, quoi qu’il arrive, l’objectif est de tenir la barre pour avancer.

Embrun, là où les rêves poursuivent leur chemin 🌟

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Saintexpress, une nuit, une étincelle.

Après une annulation covid (2020) et une autre pour me consacrer à ma préparation IronMan (2021), me voici enfin sur le départ de la Saintexpress.

Saintexpress – 3 & 4 décembre 2022

Arrivée avec les derniers bus, je pars dans la 3eme vague, tant pis.
Après quelques km passés à doubler, j’arrive chaude comme un camion dans la montée du bois d’Arfeuille, vite calmée par ce km de montée où tu prends 200D+ dans le gosier: la chaleur envahi mon corps et je souffle comme un bœuf en rut.
A la sortie du bois, je reprends du rythme jusqu’au km20. Je me sens bien, à ma place.

« Flic flac, flic flac »
Le bruit de nos pas qui s’enchaînent sur le sol boueux et glissant, dans lequel nos pieds s’enfoncent à chaque foulée.
Concentrée dans mon effort, attentive à mes appuis, je prends quand même le temps de tourner la tête pour voir le serpentin de loupiotes à travers la nuit.

Le bois d’Arfeuille est loin maintenant, j’ai repris mon souffle, j’ai posé mon rythme.

Au km23 – ravito de Soucieu-en-Jarrest – Je retrouve Cyril, qui sacrifie sa nuit (et son survet 😂)pour venir me soutenir. Je lui confie que je sens venir le coup de mou au km30

Saintexpress – 3 & 4 décembre 2022

« Clic clic clac »
La pluie, qui tombe sur la capuche de ma veste, et donne le tempo.

Au km33- ravito de Chaponost – il reste 13km, ça devient dur. Dans les jambes et le bas du dos ça tire beaucoup, mais dans la tête tout va bien. Et c’est le principal.

Je mange un peu de fromage, des cacahuètes, rien d’autre ne passe, mais ça fait du bien. C’est reparti!
Je veux pas m’éterniser ici- pas question de se refroidir ni s’endormir😅

J’avance, en tête à tête avec moi même.
De temps à autres, j’entends l’eau s’agiter dans mes flasques et le souffle de mes compagnons de course. Mais rien d’autre autour. Peut être une chouette aux alentours de Francheville🦉

4 décembre 2022, je ne sais pas quelle heure il est, et d’ailleurs peu m’importe, j’oublie toute notion de temps. La mythique SainteLyon bat son plein à travers le brouillard, au cœur d’une nuit pluvieuse.
La seule chose dont je suis certaine, c’est que je me sens bien.
« Flic flac, flic flac », à part le bruit de mes pas qui rythment ma course, plus rien d’autre ne compte 🌠

Une dernière grosse côte, celle de Francheville. Elle est sévère mais j’étais prévenue. Elle calme tout le monde😅

Et puis peu à peu, Lyon se rapproche. J’esquisse un sourire lorsque je lève les yeux et que j’aperçois le pont Raymond Barre. Vient alors le temps de l’émotion, un sanglot lâché parmi d’autres retenus, en entrant dans le parc de Gerland…« il y a 5 ans t’étais même plus capable de courir 5km, regarde ce que t’as fait cette nuit, cette année…»
En passant la porte de la Halle Tony Garnier, 45km plus tard, aveuglée par la couleur du tapis bleu et de l’arche je me rends compte que c’est la fin d’une aventure, d’une nuit et quelle nuit!

Il y a un temps pour tout, j’en suis maintenant convaincue. Cette nuit du 4 décembre m’a permis de remettre tout ce que j’ai accompli cette année, c’était magique✨

C’est ici que ma saison 2022 s’achève.

Saintelyon, est ce que je reviendrai ? 👀

6h03 temps officiel
1585/3110
230/698F
174/388 Senior

 

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Compte Rendu IronMan de Nice

Dimanche 26 Juin 2022, 6h15
Le soleil se lève sur la Baie des Anges.

Arrivée avec Bruno dans le parc à vélo, la nutrition est fixée, les bidons en place, les pneus sont gonflés.
1h heure d’attente dans le parc, 1h à avoir envie de faire pipi😂

Certains s’aventurent dans la file, mais je préfère me retenir et aller m’allonger avec Bruno et Nico, jambes en l’air en commérant sur les premiers du 70.3 qui sortent de l’eau:
« Regardez, sa chambre à air va tomber de sa poche. Ha bin voilà elle est tombée! » « Ha bin il trouve pas son vélo! »

IronMan de Nice – sortie de l’eau – Dimanche 26 Juin 2022

7h20: on se dirige vers la plage, pour aller se placer dans les sas, y a foule de partout autour de nous et Jay Style chauffe la plage🔥

On m’avait parlé de ce moment, c’est incroyable tout ce monde !!
On retrouve Alexandre, Ludo, Pierre.. tous les copains du club comme par magie.
Départ dans le sas 1h02. Moment émotion avec Bruno et Ludo, une étreinte de courage. « Bon bin ça y est, on peut pas être plus près! »
Papotage avec Marine sur mes ongles 😂

On s’avance peu à peu et le départ est donné.. la sirène retentie. CA Y EST! Punaise j’en ai rêvée de celle là!
Je passe sous l’arche et au moment de plonger dans l’eau je ne réalise pas, je marque un temps d’arrêt, je regarde au large, je démarre la montre « Allez c’est parti Margot! ».
Je nage les premiers mètres avec Bruno, trop bien! A peine 500m et une méduse vient gentiment me donner un peu de jus dans les pieds😅CLAC ça pique!
Je me reconcentre et profite au max de cette natation au lever du soleil, quoi de mieux que de se réveiller dans la baie des anges 🤩

Au moment de la 2eme boucle, les émotions sont déjà là, je me rends compte que je nage vraiment très souple, « tu t’endors là » j’accélère un peu.
Sur la dernière ligne droite du retour jusqu’à la plage, le soleil est monté un cran plus haut, il nous éblouis mais qu’est ce que c’est beau!
Je boucle les 3800m en 1h12, je sais que j’ai traîné mais j’ai vraiment profité. Maintenant concentration T1- ne rien oublier.
Je tombe nez à nez avec Yoann « Ah bin enfin! »
Je cours direction mon emplacement, dans l’allée 75, et derrière le grillage j’entends mon chéri et les copains qui sont trop chauds!!🤩

IronMan de Nice – T1 – Dimanche 26 Juin 2022

Yoann me suit avec son appareil photo « ça m’arrange si tu prends ton temps faut que je sorte le matos »😂

Je récupère Rocket et je cours vers la ligne de départ « Yoyo je me suis faite piquer par une méduse! » et en fait je parlais à un gars que je connaissais pas, mais il est gentil il me répond 😂Yoann était plus loin! 

Juste avant la ligne je vois Julie qui crie « Allez Margooot!! » Je suis tellement HEUREUSE d’être là!
Il est 9h, il fait grand soleil, j’enfourche mon vélo, je démarre le compteur, c’est parti, ça va être une belle journée!

IronMan de Nice – départ vélo – Dimanche 26 Juin 2022

Je pars en vélo sur la prom, 12km à plus de 30km/h à me recentrer,  « maintenant c’est le parcours que t’as reconnu en avril »
Les premiers coup de cul à plus de 12% calment vite les mecs chauds et font couler les premières transpirations😅 

Tout à gauche, on se met pas dans le rouge.
Je me sens bien tout le long du parcours, mes jambes sont là, surtout jusqu’en haut du col de l’Ecre (km60) que j’ai pas vu passer!
Je me souviens avoir discuté avec un gars super sympa dans une partie de la montée du col, puis je l’ai plus vu après.
Je reconnais le haut du col et je me dis « Non mais c’est pas possible c’est pas déjà là! » et bien si!

IronMan de Nice – vélo – Dimanche 26 Juin 2022

Je me souviens de ces mots que je me suis sans cesse répétés:
« Humilité, mange, bois, capsules de sel »
« FC, Cadence, efficacité »
« Allez Margot! »
Les mots de mon chéri la veille, qui raisonnaient dans ma tête: « Un IronMan ça remet tout le monde à sa place ».
Je croise Guillaume au ravito du km80
Au km90 je chope mon ravito, mes petits sandwichs ont pris la chaleur. Voyant la tête que je tire un gars me propose de goûter un de mes deux sandwichs pour voir s’ils sont encore bons du coup je lui offre le premier et je mange le deuxième!
A partir de ce moment là tout s’enchaîne.

J’arrive très rapidement au km130 où je sens un coup de moins bien avant la grande descente: trop de sucre! Je m’arrête manger du salé et ça repart! Merci les tucs!
Concentration dans la descente jusqu’à l’arrivée.

IronMan de Nice -vélo – Dimanche 26 Juin

Mais le vent s’est levé et je sens qu’il va me compliquer la tâche! Il me ralenti déjà en descente.. je vous raconte pas les 15 derniers km du retour sur Nice.. J’appuie sur les pédales comme une dingue, mais je suis collée au sol. Alors que je devrais dérouler les jambes avant la cap.
Et là, je me souviens du vent qui était prévu: 50km/h à coup de grandes rafales🥵 Peu à peu mon visage se ferme je passe de tout sourire à une concentration extreme: c’est DUR.
Mais je sais pourquoi j’ai bouffé du vent toute l’année, c’était un signe.

De retour sur la prom, il me reste 2km et je vois mon chéri et les copains, ça fait du bien mais j’arrive pas à leur sourire.
Je pose le vélo en 8h10 au compteur, contente de partir sur le marathon.
Je me dis « ok on oublie le vélo, maintenant on part courir »
Ça va être long mais je vais kiffer, et puis ce marathon au fond je sais que je l’attendais❤

IronMan de Nice – retour vélo – Dimanche 26 Juin 2022

Le marathon c’est 4 boucles, 5km allée jusqu’à l’aéroport puis 5km de retour jusqu’à à côté de la finishline.
Je pars sur le premier tour, curieusement mes jambes sont là, elles sont fraîches et moi aussi ! J’aperçois mon copain Jean Marc qui vole sur ce marathon « Margooooot ».
Je croise les copains qui m’encouragent vers l’appart qu’on avait sur la Prom, Julie, Gaël, Blandine, Ronnie et Cyril! Y a même Alex ça fait plaisir.

Pour chaque boucle, les premiers 5km sont easy mais les deuxièmes 5km on a le vent de face forcément🥵 En gros on perd à peu près 30sec au kil sur chaque retour.
J’attaque le deuxième tour, mon chéri me suit sur le côté du parcours de temps en temps. Son soutien est incroyable sur le marathon (et celui de son papa)🙏vous l’avez vu à travers les stories sur Instagram et Facebook.

IronMan de Nice – Marathon – Dimanche 26 Juin 2022

A Cyril au 20eme km: « Eh, mon titre Strava ça sera: Souplette sur la prom! »
Arrivée au 3eme tour je croise Nico et Bruno qui s’apprêtent à tourner direction la finishline ensemble, c’est beau!  Ca devient dur dans la tête et donc forcément dans les jambes. Je garde quand même un peu d’humour et je discute avec Cyril
« Elles sont droites mes lunettes ? »🤷‍♀️

IronMan de Nice – Marathon – Dimanche 26 Juin 2022

Sur la dernière boucle, je repense aux mots du coach: « Un pas devant l’autre ». Puis Cyril me laisse savourer seule mes derniers km. Quand je fais le demi tour à l’aéroport, c’est avec beaucoup d’émotions que je réalise « ça y est, c’était le dernier aller » je pleure, je regarde le ciel noir, les étoiles brillent, les deux miennes sont les plus brillantes.
« C’est pour vous ça! »✨

J’entends la voix de Jay Style et l’ambiance sur la finishline par intermittence. Je me rapproche peu à peu..
Un dernier coup de compote, un dernier regard vers la mer, je ne regarde pas derrière, je sais ce qu’il y a: un énorme chemin.
J’aperçois peu à peu le panneau noir FINISHLINE.. c’est bientôt à moi de tourner à droite et faire mes premiers pas sur le tapis rouge et noir.
Il est loin ce panneau, mais j’y vais. J’arrive enfin devant, grand sourire, un bénévole me dit « BRAVO!!! »
Je tourne enfin pour arriver sur le fameux tapis IronMan, la ligne droite est blindée de gens sur les côtés, tout le monde me tend la main, Julie, le papa de Cyril, tous ces gens que je ne connais pas mais qui crient et Jay Style qui m’accueille comme une reine en mettant une ambiance comme j’ai jamais vu!!

IronMan de Nice – Finishline – Dimanche 26 Juin 2022

Je vois l’arche elle est en face, tout d’un coup mes jambes se mettent à courir vite, la nana est à 4 au kil 😂 Je claque les mains de pleins de gens!
Quelle émotion, quel plaisir, quel bonheur!
Je regarde là haut ❤

Et je passe sous ma première arche IronMan en 15h14, j’entends ENFIN le fameux « YOU ARE AN IRONMAN »😲😭

Si vous aviez vu l’émotion de mon chéri à mon arrivée et le câlin qui en disait long sur la fierté qu’il avait pour moi 💙(indescriptible)

IronMan de Nice – Finishline – Dimanche 26 Juin 2022

Je retrouve tous les copains derrière la ligne d’arrivée: Rémi qui bossait sur l’IM tout le week-end, Yoann qui m’a attendue, Bruno aussi, ma Julie qui me serre dans ses bras, Blandine, Gaël, Ronnie..🥹

IronMan de Nice – Finishline – Dimanche 26 Juin 2022

De beaux moments avec Bruno, contente d’avoir partagé cette expérience avec lui avant et après la course 😁

IronMan de Nice – Finishline – Dimanche 26 Juin 2022

Je me souviendrai de ces mots que je me suis répétée quand mentalement c’était très dur sur le marathon
« T’es forte » « Tu vas le faire »
« On a bossé dur pour en arriver là »
Ces moments où j’ai relancé mes jambes alors que je commençais à marcher. Ces moments où j’ai été puiser loin mentalement sans m’en rendre compte sur la course (mais en le sentant à l’arrivée, j’étais vidée)
Ma plus grande fierté sur ce marathon, c’est de n’avoir presque pas marché (a part aux ravitos) et de n’avoir jamais loupé un seul ravito.

IronMan de Nice – Finishline – Dimanche 26 Juin 2022

Ma tête et mon coeur sont encore dans la course.
Je n’ai pas les mots exacts, je ne les aurai jamais.
Ce que j’ai vécu à Nice est indescriptible et de toute façon il y a des choses que j’ai envie de garder pour moi, des moments précieux que je ne suis pas prête d’oublier. Cet IRONMAN et sa prépa m’auront tellement appris, m’auront forgée.
C’est une étape de franchie et la suite sera encore plus grande.


Je n’oublierai jamais ce jour incroyablement beau. Ce jour où je suis devenue.. UNE IRONWOMAN✨

Médaille IronMan de Nice 2022

📸Crédits photos: Yoann Rochette / Sportograf

L’EmbrunMan – 15 Août 2024 🌟

Quand j’y repense, c’était incroyable.. J’avais si peur de cette course. Il y a 3 ans je la vivais du côté spectateur et elle m’avait terrifiée…

3800m de natation, 185km de vélo avec pas moins de 3600m de dénivelé positif, 42km à pied sur un parcours tout aussi exigeant.

Je me suis entrainée pendant des mois avec la ferme intention de terminer mon premier EmbrunMan, déterminée comme jamais. Ce qui me faisait le plus peur, c’était la partie vélo, car je ne suis pas habituée à accumuler autant de dénivelé habituellement: je suis plutôt rouleuse que grimpeuse. Alors pendant ces mois de prépa j’ai borné et surtout beaucoup bossé dans le dénivelé.

Côté natation, c’est mon sport à a base donc pas de problème particulier, l’idée c’est d’entretenir ce sport et se concentrer sur le vélo et la course à pied, qui sont mes axes majeurs de progression.

Côté course à pied, le but était de faire du volume et travailler le tempo.

Trois semaines avant la course je valide de grosses séances en vélo et à pied: je suis prête.

Nous sommes enfin le 15 Aout 2024, ce jour si particulier cette année. Il est 5h50 et je m’apprête à plonger dans l’eau noire sous les étoiles, pour prendre le départ de cette épreuve mythique qu’est l’EmbrunMan.

La natation se passe bien, au début je ne vois rien du tout et mes lunettes prennent la buée dés le début à cause de l’humidité j’imagine, je m’oriente aux sensations et au bruit. Le jour sur lève sur la fin de la première boucle, le vent aussi. On doit faire face aux vagues sur le lac, une première sur ce plan d’eau, d’habitude c’est très calme ici! Le jour levé, ça me permets d’y voir plus clair et donc de me caler sur un meilleur rythme.

Je sors de l’eau en 1h10 à la montre. Une transition rapide, en moins de 4 minutes je suis sur mon vélo: ce timing là, je le compte en secondes, l’objectif est de poser le vélo avant 17h00, barrière horaire.

Sur le vélo les sensations sont très bonnes, en plus mes parents sont là et font des sauts de puces en moto pour m’encourager. Je suis bien, et j’arrive en haut de l’Izoard plus vite que prévu, avec une ascension en 1h31 (VS 1h43 lors de la reco en Juin). En haut je découvre que mes copines sont venues me faire une surprise, l’émotion est là, les larmes de joie sortent je ne peux pas les retenir! Un rapide changement de ravito, pause pipi et Aurélie arrive aussi: elle a sacrément bien roulé!

Un bisous aux copines que je retrouverai sur tout le reste du parcours, des encouragements avec Aurélie et je repars.

Viens ensuite la longue descente de l’Izoard, direction Briançon. jusqu’ici je prends un plaisir fou! Puis au 140eme km, je commence à cramper (Margot tu n’as surement pas assez bu et c’est un peu tard..). Ces crampes arrivent juste avant Palon, la côte de 2km à 12% avec un gros passage à 16%. A la reco je l’avais bien vécu, autant aujourd’hui je la subi et elle me mets tarif pour la suite… En arrivant en haut il me faudra jusqu’au pied de Chalvet (km 175) pour récupérer.

Arrivé à Chalvet, le supplice revient, j’avais récupéré mais là j’en peux plus, j’ai qu’une hâte c’est de poser le vélo et partir courir. Je le rends compte que je n’ai pas assez mangé depuis la descente de l’Izoard… Inconsciemment je sais que je le payerai plus tard.

Je pose le vélo en 9h29, heureuse et surprise d’avoir autant kiffé sur le vélo et d’avoir mieux roulé qu’à la reco! Maintenant c’est une autre partie qui commence, en descendant du vélo je sens que physiquement c’est compliqué. On verra ce que ça donne en courrant.

La maman de Cyril me demande à travers le grillage du parc à vélo, comment je vais. Je lui fais un signe de la main comme quoi ça va mais que je suis mitigée.

Après une T2 où je prends le temps de changer de chaussettes, de boire et respirer un peu, je pars à pied. J’effectue un premier tour sur ma réserve, j’attends de voir ce que ça donne et je me rends vite compte que c’est compliqué de tenir un rythme aujourd’hui. Je croise les filles au tout début, je leur confie ne plus arriver à manger et ne plus avoir de jus. Emma me donne quelques conseils que j’applique directement, mais plus j’avance, plus je me sens mal physiquement. Ma hanche se creuse et une douleur s’installe au point de ne plus pouvoir courir.

A la moitié de mon premier tour, Cyril m’attends, il lui reste 9km, je suis trop contente pour lui, mais impossible de le lui montrer je suis tellement mal! Je lui dit de repartir courir, il faut qu’il aille chercher ce pour quoi il est venu. Je suis fière de lui!

A partir de ce moment là, c’est un toute autre course que j’entame: un combat avec et contre moi même, pour pouvoir arriver à temps sur la ligne d’arrivée de l’Embrunman.

J’entame une lutte à l’effort comme je n’ai JAMAIS connue. Je me suis battue pendant plus de 30km, j’ai été au bout de moi même, physiquement et mentalement, pour terminer l’EmbrunMan dans les temps. C’était de loin l’effort physique le plus dur de ma vie. J’ai été cherché si loin…

Je viens enfin à bout de ce dernier tour passé en compagnie de Cyril en vélo, Jean Marc, Elena, Alexia, Emma, Caro, Marine, dans la souffrance, et avec des objectifs « marche dynamique » et course dés que je le pouvais. La nuit noire est tombée depuis bien longtemps, il est presque 23h, il me reste quelques mètres avant d’arriver sur le tapis bleu et franchir cette arche d’arrivée que j’ai tant imaginée…

A 300m de l’arrivée tout le monde est là, c’est FOU, ils sont tous resté!! Ils sont tous là à crier, m’encourager, je ne les vois pas bien je ne suis plus très lucide mais BORDEL qu’est ce que ça me fait du bien! Impossible de retenir mes émotions, PUTAIN c’est pour ces moments là que j’aime ce sport!

Désolée si j’ai fait durer le suspense pour ceux qui suivaient à distance 😂

MERCI à tous ceux qui m’ont soutenue infailliblement jusqu’au bout de la nuit, qui m’ont accompagnée, attendue et qui ont cru en moi 🙏🏻

Ils ont été si nombreux sur le bord de la route toute la journée, j’en reviens pas d’avoir eu autant d’encouragements! Et j’en avait bien besoin!
Les mots me manquent pour les remercier TOUS, un par un, une par une: de près comme de loin. Vous avez été incroyables, vous m’avez portée!

Mes parents qui sont venus me soutenir pour la première fois sur un triathlon (et pas n’importe lequel)c’était la 🍒❤️

MERCI à mon coach, Karoly, pour la belle prépa, pour ton écoute, ton soutien et de m’avoir attendue 🙏🏻

Un clin d’œil tout particulier à mon chéri et à mes copains, copines pour leur accompagnement jusqu’à la fin!

On m’avait dit que l’ambiance de cette course était dingue et je confirme qu’elle est bien plus FOLLE que ce que j’avais pu imaginer😍
Spectateurs, bénévoles, concurrents, copains, tous, vous êtes dingues !

Sans vous tous, je n’y serai pas arrivée.
Cette médaille n’est pas uniquement la mienne, c’est la nôtre❤️‍🔥

Bordel, je l’ai fait, j’ai terminé l’EmbrunMan!
Je me souviendrai de ce 15 août 2024 !
Et vous savez quoi? Je reviendrai 💜

Embrunman, ma troisième étoile 🌟

⏱️ 17h17´51’’
🏊🏻‍♀️ 3,8km / 1h11
🚴🏻‍♀️ 188km 3800D+ / 9h29
🏃🏻‍♀️ 42,2km 400D+ / 6h23

Triathlon d’Auxonne

🏊‍♀️1500m / 🚴‍♀️40km / 🏃‍♀️10km

Une natation bien loin de mon niveau dans cette discipline, mais qui est dans les standards de la saison.

Triathlon d’Auxonne – 11 Septembre 2022

Un vélo en mode « Souquez les artimuses » 🔥

L’objectif était d’aller chercher un vélo référence sur le plat, objectif atteint!
Ça faisait longtemps que j’attendais de voir ce jour arriver.. c’est de cette partie dont je suis très contente😃

Une course à pied où j’explose dès le 3eme km. J’ai subi pendant 7km mais j’ai malgré tout, tenue une régularité dans la douleur😅et ça, il y a encore quelques temps c’était loin d’être le cas.

2h43 / 18ème femme / 12ème senior et des supporters au top🔥

Triathlon d’Auxonne – 11 Septembre 2022

Une course nuancée, avec une pointe de déception sur la partie natation surtout, mais ce n’est que partie remise, il y a toujours du boulot et heureusement ! Je retourne au charbon me refaire une santé aquatique! 🛠

Faut pas déconner, ça fait deux fois que Cyril 🦀sort devant moi!
En ce qui concerne la course à pied, ça arrive, à moi d’en tirer des leçons!
Et pour le vélo, on va continuer de souquer les artimuses 😅

Prochain et dernier triathlon de la saison: Saint Raphaël le 25/09 🌊
On va tenter de prendre la revanche de l’an dernier, où j’avais été malade.

Triathlon d’Auxonne – 11 Septembre 2022

Triathlon du Mont Blanc

Une course où les progrès font enfin surface.

Triathlon du Mont Blanc – 20 Août 2022

Merci la prépa IM, mais merci aussi à l’investissement que je donne ces derniers mois, ces dernières années. Parce que tout ça ne tombe pas du ciel, c’est le fruit d’une rigueur et d’une routine que je m’impose au quotidien.

Si tout paraît si simple sur les réseaux, la vérité c’est que rien n’est facile.
Quand c’est dur je n’abandonne pas, je ne baisse jamais les bras, l’abandon n’est sûrement pas une option que j’envisage, même quand c’est dur. Et si j’échoue sur une séance, je recommence, jusqu’à y arriver.
Il y a encore pas mal de points à travailler (les transitions mamamia!😱) et une grosse marge de progression, surtout en vélo et en course à pied. Et même si la natation est mon point fort, j’ai encore de quoi faire!
On ne cesse jamais d’apprendre, c’est ce que j’aime le plus: défaire les acquis pour mieux les reconstruire.
Bilan de cette première course post IronMan: je suis assez contente de cette reprise!

🏊‍♀️1500m: 25:50´

🚴‍♀️42km 900mD+: 1h53´

🏃‍♀️10km: 52:59´

🏁3:17:28’
296eme scratch/12eme S2F/35eme F

Margot, YOU ARE AN IRONMAN

« Margot, YOU AAARE AN IRONMAAAAN !!! »

IronMan de Nice – 26 juin 2022

Ces mots qui ont accompagnés toute ma préparation et que dimanche soir j’ai enfin pu entendre.
Ces mots qui raisonnent en boucle dans ma tête.
Ces mots qui resteront gravés à jamais ❤️

Je reviendrai vous raconter cette journée de folie, mais d’abord je vais prendre le temps. Prendre le temps de profiter du petit nuage sur lequel je plane et prendre conscience de ce que j’ai réalisé, pour pouvoir mieux le retranscrire.
Tout ce que je peux vous dire pour l’instant, c’est que je souhaite à tout le monde de vivre ce que j’ai vécu dimanche.

Dimanche 26 Juin 2022, mon rêve est devenu réalité. C’est un accomplissement, un nouveau souffle.
Mon premier IronMan 🔥
15h14 de Vie 🌟

IronMan de Nice – 26 juin 2022

J-1 IronMan de Nice

Le dossard est retiré, le vélo est posé et attend sagement dans l’immense parc à vélo.
Ça y est, l’IronMan est là.

Cette année, j’ai mis toutes les chances de mon côté pour voir arriver et vivre ce 26 juin.
J’ai fais un choix, celui de me concentrer sur mon objectif. J’ai mis temporairement certains aspects de ma vie de côté, en conjuguant tout le reste.
C’était loin d’être une mince affaire, derrière tous les sourires et le positif il y a eu aussi des doutes à chasser, des peurs contre lesquelles j’ai du lutter.
Mais aujourd’hui, c’est avec émotion que j’écris ces quelques mots.
Il y a 3 ans, je rêvais devant cette course, 3 ans après j’y suis déjà.
Je suis PRÊTE , que j’ai hâte de prendre le départ demain et me mesurer à cette distance IronMan!
3 ans de triathlon, 6 mois de prépa IM et un chemin sans relâche.

Tout est joué, à moi de jongler avec les cartes qu’on m’a données, avec les combinaisons que j’ai apprises, à copiloter avec la personne que je suis devenue à travers ces 3 années et ces 6 derniers mois.
H-12 / une petite dizaine d’heure encore pour être au plus près des étoiles 🌟

Pour suivre:
Dossard N•1048
Sur l’application IronMan Tracker🔥
Départ à partir de 7h30

PS: j’étais sur mon nuage pendant le retraits des dossards, j’ai eu la chance d’échanger avec Manon Genêt, mon idole.

J-7 La prépa est terminée!

La prépa est terminée!
Aujourd’hui c’était les derniers entraînements: 4h30 de vélo et enchaînement CAP 45mn.
C’était DUR🥵avec les conditions météo (rafales à plus de 37km/h et la grosse chaleur) mais aussi parce que mon corps et ma tête sont fatigués.

Je ne réalise pas encore, mais ça y est, on est arrivés sur la fin de 6 mois de préparation Ironman.
Une prépa intense, tant physiquement que mentalement. Elle m’aura appris énormément de choses, et m’aura permis de mûrir, à tout niveaux.
Clairement c’était les Montagnes russes, mentalement et physiquement aussi. J’avais déjà parlé de cet effet « manège à sensations » et ces derniers jours il a pris tout son sens.
S’il y a une chose marquante (parmi tant d’autres), que j’ai expérimenté cette année, c’est que tout ce que j’ai en tête s’imprime sur mon corps. Mes plus grandes peurs s’ancrent dans mon corps quand je perds le contrôle.
Je pourrai parler de toutes ces choses que j’ai apprises mais l’heure n’est pas encore à la rétrospective.
Cette prépa va me manquer, c’est certain, les week-ends à bouffer du bitume notamment (même si à la fin, j’en avais clairement pas envie, comme ce matin😅)mais il fallait bien qu’elle se termine pour aller se frotter à l’objectif ultime.
Et puis maintenant j’ai juste envie d’être à Nice!
D’ailleurs, le grand départ c’est dans 3 jours (déjà punaise😱) et c’est là que l’aventure commencera réellement.
Encore quelques jours et on y sera: sur la plage le cœur battant, le regard fixé vers le large, prête à tout donner, avec le coeur.
J-7 c’est comme si c’était demain ✨