Saintexpress, une nuit, une étincelle.

Après une annulation covid (2020) et une autre pour me consacrer à ma préparation IronMan (2021), me voici enfin sur le départ de la Saintexpress.

Saintexpress – 3 & 4 décembre 2022

Arrivée avec les derniers bus, je pars dans la 3eme vague, tant pis.
Après quelques km passés à doubler, j’arrive chaude comme un camion dans la montée du bois d’Arfeuille, vite calmée par ce km de montée où tu prends 200D+ dans le gosier: la chaleur envahi mon corps et je souffle comme un bœuf en rut.
A la sortie du bois, je reprends du rythme jusqu’au km20. Je me sens bien, à ma place.

« Flic flac, flic flac »
Le bruit de nos pas qui s’enchaînent sur le sol boueux et glissant, dans lequel nos pieds s’enfoncent à chaque foulée.
Concentrée dans mon effort, attentive à mes appuis, je prends quand même le temps de tourner la tête pour voir le serpentin de loupiotes à travers la nuit.

Le bois d’Arfeuille est loin maintenant, j’ai repris mon souffle, j’ai posé mon rythme.

Au km23 – ravito de Soucieu-en-Jarrest – Je retrouve Cyril, qui sacrifie sa nuit (et son survet 😂)pour venir me soutenir. Je lui confie que je sens venir le coup de mou au km30

Saintexpress – 3 & 4 décembre 2022

« Clic clic clac »
La pluie, qui tombe sur la capuche de ma veste, et donne le tempo.

Au km33- ravito de Chaponost – il reste 13km, ça devient dur. Dans les jambes et le bas du dos ça tire beaucoup, mais dans la tête tout va bien. Et c’est le principal.

Je mange un peu de fromage, des cacahuètes, rien d’autre ne passe, mais ça fait du bien. C’est reparti!
Je veux pas m’éterniser ici- pas question de se refroidir ni s’endormir😅

J’avance, en tête à tête avec moi même.
De temps à autres, j’entends l’eau s’agiter dans mes flasques et le souffle de mes compagnons de course. Mais rien d’autre autour. Peut être une chouette aux alentours de Francheville🦉

4 décembre 2022, je ne sais pas quelle heure il est, et d’ailleurs peu m’importe, j’oublie toute notion de temps. La mythique SainteLyon bat son plein à travers le brouillard, au cœur d’une nuit pluvieuse.
La seule chose dont je suis certaine, c’est que je me sens bien.
« Flic flac, flic flac », à part le bruit de mes pas qui rythment ma course, plus rien d’autre ne compte 🌠

Une dernière grosse côte, celle de Francheville. Elle est sévère mais j’étais prévenue. Elle calme tout le monde😅

Et puis peu à peu, Lyon se rapproche. J’esquisse un sourire lorsque je lève les yeux et que j’aperçois le pont Raymond Barre. Vient alors le temps de l’émotion, un sanglot lâché parmi d’autres retenus, en entrant dans le parc de Gerland…« il y a 5 ans t’étais même plus capable de courir 5km, regarde ce que t’as fait cette nuit, cette année…»
En passant la porte de la Halle Tony Garnier, 45km plus tard, aveuglée par la couleur du tapis bleu et de l’arche je me rends compte que c’est la fin d’une aventure, d’une nuit et quelle nuit!

Il y a un temps pour tout, j’en suis maintenant convaincue. Cette nuit du 4 décembre m’a permis de remettre tout ce que j’ai accompli cette année, c’était magique✨

C’est ici que ma saison 2022 s’achève.

Saintelyon, est ce que je reviendrai ? 👀

6h03 temps officiel
1585/3110
230/698F
174/388 Senior

 

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